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CERN - LUC

October 5, 2018

 

 

Le vent souffle sur les dunes. A l’orée des terres connues, dans le désert aride des confins le l'Helvetie, quelques hommes, emmitouflés dans leurs chèches couleur d'azur attendent. Immobiles, ils scrutent l'horizon, entre les rafales chargées de la boue séchée et du sable bouillant venant de leur terres. Cette tribu, dont la renommée n'a d'égale que la profondeur du secret qui les entoure, est celle des valeureux détenteurs des secrets de l’atome. De Formose jusqu'à la Terre-de-feu, leur légende à nourri les contes des saltimbanques, et les puissants sont partis à leur recherche pour obtenir d'eux leurs secrets légendaires qui, parait-il, permettrait d'extraire une énergie illimité de la matière, de créer des trous noirs et de transformer la terre en une boule de feu sur la simple volonté de ces hommes.

 

Les visages fermés des maîtres de l'infiniment petit s'animent enfin. A l'horizon, dans le flou tremblotant de l'air brûlant remontant vers le ciel, un nuage de poussière grandit lentement. À mesure qu'il empiète sur l'azur immuable, on distingue en son sein une caravane. Le grand caravansérail est orné sur toutes ses faces visible d'une idole bien connue sur ses terres. Il s'agit du grand hibou céleste, divinité païenne adorée sur les rives du grand lac. Les bédouins sortent un à un. Certains n'ont encore jamais été vu sur les dunes cerniennes, et semblent être venus prouver leur appartenance nouvelles aux guerriers de la horde. Quelques bédouins ont biens amenés leurs femmes, mais tous ont soigneusement laissés leur fille dans un coin, avec un en-cas approprié.

 

A la vue du champ de bataille déroulé devant leurs yeux, les adorateurs du Strigidé lacustre perdirent temporairement de leur superbe. Effet visible de la prophétie ancestrale des peuples du nord-genevois, « Summer is coming », là où l'année précédente s'étendait encore un oasis verdoyant, une terre aride, ça et là plantée d'une herbe jaune échevelée gisait maintenant. Morne plaine. La stupeur passée, les deux tribus se retirèrent dans leur caravansérail pour préparer leurs tuniques de combats, et réviser leur plan de bataille.

 

Le premier affrontement, comme il est de tradition depuis des millénaires, opposera les plus jeunes, les anciens et les aspirants guerriers, avant de voir les plus fins combattants se disputer la « gonfle », sorte de relique de forme ovale que ces peuplades adorent plus encore que leurs idoles locales. La gonfle cérémoniale est prête, les deux camps se retrouvent dans l'arène, un sage venu d'une peuplade lointaine pour assurer sa neutralité s'occupera d'assurer le bon déroulement de l'escarmouche. Tout le monde retient son souffle.

 

 

Les hommes du lac démarrent la confrontation de plutôt bonne manière et parviennent rapidement à faire passer la gonfle cérémoniale entre les poteaux par Juju le raide, qui tient cette fois-ci le centre du terrain, laissant l'aile à de plus frêles ouailles du troupeau LUCien. 0-3

 

La poussière se soulevant du terrain à chaque pas recouvre d'un voile pudique la relative insipidité du spectacle proposé. Ce n'est pas les intentions qui manquent, mais l'exécution est imprécise, le CERN ne parvient pas à montrer de jeu, le LUC gâche beaucoup, mais semble quand même plus à l'aise dans son rugby. Finalement c'est par le grand prêtre des adorateurs du hibou, le fidèle et inébranlable Tetra le pourfendeur que le LUC parvient à enterrer la gonfle en terre promise, non sans avoir préalablement déstronché les gonzes comme le préconise l'évangile selon Fred, nouveau livre sacré des lacustres. 0-10

 

La pire des tyrannies est celle de l'habitude, disait le sage, et le LUC à fait sienne cette devise en laissant directement après ce premier essai l'application défensive de côté. Ça n'est que quelque minutes plus tard que les fidèles de l'atome peuvent eux aussi aplatir la gonfle, et se donnent des raisons d'y croire. 5-10, mi-temps

 

La deuxième mi-temps tiendra en moins de phrases que la première. Belles entrées des nouveaux chevelus du LUC, un camaïeu d'occasions gâchées sous toutes ses formes que votre dévoué ne préfère pas revivre, et que Gégé et Didier ne préféreraient pas avoir vécus du tout. Ça finit pas une pénalité de John qui met le LUC hors de portée et le CERN hors de bonus, 5-13, score final.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le match des équipes fanions commence en beauté pour le LUC avec une belle application sur les premières minutes. Les universitaires vont dans le camp adverses et repartent avec des points, comme préconisé dans le nouvel évangile précédemment cité. Isma l'ascète s’exécute froidement et méthodiquement, 0-3, puis 0-6 au bout de 5 minutes. La défense est en place et marque son adversaire du jour, laissant un peu d'espace aux attaques des visiteurs. Finalement sur une mêlée bien placée, une combinaison sortie tout-droit du terrain d’entraînement emmène FX derrière la ligne et scelle son obligation de Zumba, en combinant un premier match et premier essai. Transformé par Isma devant les poteaux. 0-13

 

Les atomiques sont desservis par un jeu au pied déficient en ce début de match, et il se verront contrés pas moins de 5 fois dans les premières 20 minutes de jeu. La touche est mise en difficulté aussi La pression est forte, le jeu est dans leur camp, et comble de malchance pour eux, ils perdent leur numéro 8 sorti probablement sur commotion après un plaquage à deux de Kiki le néo-2ème ligne et Ludogotze. A la suite de cet action, en remontant un coup-de-pied non contré, le LUC passe à rien d'aplatir son deuxième essai par Isma, mais celui-ci est signalé avoir posé le pied en touche. La décision n'est pas claire pour votre dévoué, mais laissons aux maîtres de l'infiniment petit leur expertise, leur juge de touche aillant probablement perçu l'oscillation quantique dans des brins d'herbes peints en blanc occasionné par les pas de notre héro casqué. Le score en reste à 0-16.

 

Comme dans le match de l'équipe B, la pression retombe chez les universitaires, et le jeu perds en propreté. Le début de match laissait présager une transcription de la pression mise par les LUCiens sur le tableau d'affichage, mais il n'en est rien, et finalement sur la fin de mi-temps, le CERN finit par établir ses quartiers d'étés dans le camp du hibou, et finit logiquement par aplatir par Nehbi. 7-16

 

 

La gueulante de la mi-temps ayant probablement été entendue jusqu'à Lausanne, pas besoin pour votre dévoué de la retranscrire ici. Le LUC repart pour porter l’estocade, mais n'y parvient pas. Tout d'abord c'est 2 pénalités de suite tentées de la mi-terrain qui manquent le cadre, puis sur une belle séquence offensive, le 10 adverse tente le tout pour le tout en tant que dernier défenseur sur l'aile, et intercepte une gonfle prometteuse, pour courir tout le terrain et aplatir en coin. 12-16.

 

Le LUC réponds instantanément sur le renvoi avec une action de toute la longueur du terrain, FX prends l’extérieur de son vis-à-vis dans le couloir des 5m d'une accélération foudroyante, transmet à Kiki qui relaye jusqu'à JM qui aplatit entre les poteaux. 12-23

 

Commence une séquence un peu inhabituelle dans ce match qui verra le LUC prendre 3 cartons jaunes à environ 10 minutes d'intervalle chacun, tous pris par des remplaçants entrés en jeu moins de 5 minutes auparavant. Le plus beau étant le premier, attribué (ainsi que la couille d'or) à Swaggy pour une entrée en roulade remarquée sur le terrain, un joli plaquage sur Nehbi, puis un deuxième plaquage en retard, jaune, sortie du terrain, le tout en moins de 2 minutes montre en main. Heureusement le CERN prends un blanc, le match se déroule donc 10 minutes à 14 contre 14. C'est à ce moment-là que, sur une chichi qui aurait pu lui coûter une saison sur le banc en cas de ratage, la Romz décale Geoffrey, qui perce sur tout le terrain, le ballon est recyclé, et finit entre les mains de Joseph qui aplatit, non sans avoir fait le choix étrange de freiner pour emplâtrer un gonze avant ça. 12-30

 

Après cet essai, au lieu d'enfoncer le coup, le LUC se complique la vie. D'abord avec les trois cartons jaunes mentionnés, mais aussi en baissant d'intensité en défense. Le CERN parvient donc à reprendre du poil de la bête, à montrer ses qualités, et finit dans l'en-but. 19-30.

 

Il reste peu de temps, la sensation de gâcher une belle occasion de prendre 5 points commence à apparaître, les coachs fulminent. Hodor fait sa rentrée en LNA après des mois d'absence, bravo à lui, entrée remarquée puisqu'il prends un jaune et ressort pour la fin du match. Heureusement c'est finalement Matéo qui réussi, au terme d'un très beau match de sa part, à mettre son nom sur la liste de marqueurs d'essais, entre les poteaux. Bonus offensif. 19-35, score final.

 

Le résultat comptable de la journée est très beau, la semaine de pause tombe très bien pour pouvoir bosser les points qui ont encore été défaillants. Ne boudons pas notre plaisir, le LUC cherchait des points, il en a pris et respire mieux. Prochain match, Hermance à Dorigny dans deux semaines. Le LUC doit maintenant chercher à faire tomber le leader de LNA pour marquer son territoire !

 

 

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