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Hermance - LUC

May 4, 2018

  Cette semaine, votre dévoué barde se réjouis de vous narrer la suite des aventures des croisades de nos féroces guerriers du LUC à la recherche de précieux points aux quatre coins de l’Helvétie. Cette semaine, leur quête les amène à aller défier le dragon Hermançois dans son antre aride, dont le sol herbeux semble être devenu pierre sous les flammes du maître des lieux. Afin de lui arracher les précieux points que les universitaires convoitent, il leur faudra passer sur le corps des hommes en vert du bout du lac, une tribu qui a su mainte fois repousser les adorateurs du hibou à travers les âges.

 

  Nos héros s’assemblèrent l’aube à peine passée vêtus de leurs traditionnels marcels de combat, frappé de leur totem. Certains des plus hardis combattant les yeux encore rougis par leur rituel préparatoire transcendantal de la veille, appelé dans le langage des anciens « BaLéLéque ». Dans cette danse rituelle ils sont allé puiser les forces et l’énergie de leur clan et comptent bien s’en servit pour terrasser le dragon.

 

  Après un périple sans intérêt narratif majeur, le mini-bus de combat des forces Lausannoises s’arrêta. Était-il perdu ? Il avait pourtant traversé les frontières du royaume, et s’était peut-être trompé dans les instructions… Finalement, ils virent émerger devant la sombre foret quatre poteaux blancs dressés vers le ciel, signe de la présence hostile. A peine assemblés en formation devant le repère de la bête, les hommes en vert apparurent face à eux. La confrontation était inévitable.

 

  Le ton choisi pour ce résumé semble difficile à concilier avec un résumé de match, et mes analogies guerrières médiévales ne seront sûrement pas suffisantes pour permettre une narration claire des faits d’arme qui se dérouleront dès-lors, je vous prie donc d’excuser le brusque changement de registre et les néologismes fréquents…

 

 

  La réserve du LUC était en recherche de points pour s’assurer une place à la maison en demi-finale de playoff d’Excellence A. Les adorateurs du grand hibou céleste, ayant laissé passer quelques bonnes occasions de s’assurer définitivement celle-ci, notamment contre Avusy ou contre Zurich, devaient se racheter. Les premiers échanges tournèrent rapidement en faveur du LUC, mais sans arriver à scorer. Après presque 10 minutes de combat stérile, c’est Hermance qui a la première occasion de faire bouger le score, et la prends au pied, de derrière les 40m. Le buteur local ne tremble pas. 3-0

 

  Le LUC reprend le contrôle de la gonfle, mais pêche toujours à la finition près de la ligne. La mêlée est légèrement défaillante et permet à l’adversaire de dégager son camp. Malheureusement pour eux, la balle parvient sur une action presque anodine sur Hédi, qui percute et passe les bras, puis le reste du corps, et finalement continue sa chevauchée héroïque sur 60m, marchant sur les corps comme d'autres marchent sur l'eau, multipliant des culs comment d’autres les pains jusqu’à la terre promise. Le LUC respire un peu. 3-7

 

  En fin de mi-temps, le LUC se retrouve sous pression dans son camp, et rate par deux fois son dégagement. Une première fois d’un lancer trop généreux pour le sauteur, puis finalement après une bonne défense sur la ligne, d’une pression trop forte sur la mêlée à 5m qui suivit, qui fit perdre le contrôle de la gonfle à nos héros, récupérée et aplatie dans le même temps par les Hermançois. 10-07. Puis 13-07 sur une pénalité en fin de mi-temps… Le LUC est mené, un peu contre le cours du jeu, et ce malgré les inventives du capitaine à « réduire la voilure », métaphore maritime apparemment pas assimilée par les universitaires un peu plus terriens…

 

  Qu’à cela ne tienne, le LUC s’enhardit donc en deuxième mi-temps après que Gégé le sage ait exprimé plus clairement ce que Puff le balbutiant avait peiné à transmettre à ses hommes. Le LUC retourne au combat, et cette fois-ci trouve la continuité nécessaire pour finir ses actions. Après de multiple temps de jeu, c’est justement Didier qui ramasse la gonfle du ruck et trouve un espace entre les défenseurs pour aller aplatir. La transformation est réussie, 13-14

 

  La pression continue à monter de la part du LUC, et c’est finalement sur une action qu’on pourrait dans le meilleur des cas qualifier de décousue que Arnaud s’en va déposer le ballon entre les poteaux. Un petit intermède semble nécessaire pour informer le lecteur qu’entre-temps Antoine, après une trop longue absence, et Gaëtan, arrivé fraîchement du train à quelques minutes du match, firent leur entrée, et eurent leur impact, l’un tapant le coup de pied, et l’autre faisant la passe décisive après avoir récupéré celui-ci. Le contrecoup de l’émotion sûrement, mais la transformation ne passera pas. 13-19

 

  Hermance n’abdique pas, et avec moins de 10 minutes à jouer, s’en remet à leur botte secrète, l’arme qui a le mieux marché pour eux tout le match, le groupé pénétrant. Les locaux en usent et en abusent, déroulant avec une habileté remarquable ceux-ci, tant et si bien qu’après plusieurs mauls repoussés par les LUCiens, l’arbitre finit par décider qu’il en a assez, et accorde un essai de pénalité à Hermance. Les adorateurs du hibou sacré sont abasourdis, mais après tant d’effort dans cette mi-temps et une impression de domination, ils se retrouvent derrière au score, avec 2 minutes à jouer… 20-19

 

  C’est finalement le mental du LUC, celui-là même qui avait fait défaut la semaine précédente qui vient à la rescousse des universitaires. Hermance capte le renvoi et commence à faire des mauls pour épuiser le sablier, mais le LUC parvient à mettre suffisamment la pression pour récupérer la gonfle. Et dans une offensive désespérée, Hermance aux abois laisse un joueur hors-jeu perturber le déroulement d’une action prometteuse. Pénalité face au poteaux. Gaëtan s’exécute et converti, 20-22, coup de sifflet final. Les joueurs sont extatiques (et soulagés), le LUC a triomphé, le contrat est déjà à moitié rempli.


 

Allez, pour nos lectrices, une petite photo de « la mêche » en mode lover...

 

 


 

Dans la fournaise frontalière, les équipes premières s’apprêtent maintenant à se faire face, dans une opposition particulièrement importante pour les dévots du saint Strigidé. Cette fin de saison spécialement stressante semblerait subitement plus agréable avec 4 points de plus, assurant définitivement le maintien mathématique, et permettant de préparer plus sainement les prochaines échéances. De plus, le craquage complet aux mains des Zurichois la semaine précédente doit absolument être effacé par une performance digne du club. Pour ce faire, les universitaires peuvent compter sur le retour du capitaine, et un banc complet prêt à en découdre.


 

Le match commence sur un tempo élevé, les deux équipes visiblement prêtes dès l'entame, et c'est les universitaires qui frappent en premier, d'une pénalité de La Crampe, 0-3. Dans l'action qui suit, aux alentours de la 10ème minutes, c'est malheureusement le premier coup dur pour le LUC. Bastien victime d'un léger KO est obligé de sortir, sonné. C'est Gaëtan qui le remplace, forçant ainsi une réorganisation de la ligne, avec Clément qui passe en 9, tandis-ce-que Gaëtan prends les rennes en 10.


 

Le jeu se fait de plus en plus à l'avantage du LUC. La mêlée tient, la touche gagne ses ballons et en vole certains, les arrières commencent à prendre confiance et à accélérer, malheureusement la prise de risque ne paye pas, et c'est une interception en bout de ligne à 35m de l'en-but Hermançois qui refroidit soudain les ardeurs de nos valeureux aspirants-conquérants. Gaëtan fait l'effort de poursuivre le ravisseur, l'obligeant à aplatir en coin. La transformation ne passe pas, 5-3.


 

A la 20 ème minute environ, Clément cherche une pénal-touche depuis le camp LUCien, et dans un geste qui pourrait être décrit soit de maîtrise extrême, soit de ... de cocu, il parvient à lober la défense, rebondir 2-3 fois dans le terrain avant de changer de direction juste devant le poteau de coin et sortir pour une touche à 5m pour le LUC. Les visiteurs cherchent d’abord la voie directe par un maul, puis des pick-and-go, et c'est finalement sur un retournement que Clément, sur une sautée au raz de la ligne, met João en orbite pour un essai en coin. Juju rassemble toute sa concentration pour la transformation et parvient à la passer. 5-10


 

 

 

Nos croisés de Lausanne ne vont pas du tout baisser de pied dans cette fin de mi-temps, et mettent à mal les adeptes du dragon vert. C'est finalement sur un dégagement de camp de ceux-ci qui reste dans l'air de jeu que l'incroyable se produisit. Devant une foule médusée, Juju fait une feinte de feinte de passe. Le ballon, comme suspendu en l'air, terrifié par cette offrande inattendue et aussi surpris que tout le monde, semble crier à Armand qu'il arrive, afin qu'il le réceptionne malgré la stupeur qui frappe le joueur, habitué dans cette situation à servir de leurre pour une feinte-de-passe-cul. L'homme à la casquette à hélice parvient quand même à recouvrer ses esprit à temps, et dans une course à l'apparence volontairement un peu hésitante, parvient à donner dans le timing à JM qui se propose à pleine vitesse dans l'intervalle. Plus personne ne peut l’arrêter à cette distance, et il fait même l'effort de se recentrer dans l'en-but pour faciliter la transformation. 5-17. Le match est beau, le LUC se sent bien, mi-temps.

 

 


 

La reprise est difficile. Le LUC a toujours son compte de ballon, mais ne parvient plus à avancer dans le camp adverse. La théorie de votre dévoué narrateur est que la gestion du score n'est pas encore dans la boite-à-outil du LUCien, homme de panache et de challenge, mais pas expert-comptable pour un sou. Le LUC joue un peu plus au pied, je jeu d'occupation fonctionne plutôt bien malgré quelques touches ratées, mais quelques tentatives hasardeuses de coups-de-pied par dessus, un certaine précipitation dans le jeu, tout cela commence à faire pencher la balance du côté des locaux. Ceux-ci ont de plus en plus la gonfle, et finalement, sur sortie de mêlée, ils parviennent à lancer Francis dans l'intervalle qui perce et marque. 12-17. Le diable réitère 10 minutes après sur une situation similaire. 17-17. La situation est tendue.


 

Le jeu s'enlise au milieu du terrain et devient haché. Les corps commencent à lâcher, et c'est Patoche qui sort sur un gros choc (sans gravité heureusement) pour Alan, puis Edward qui sort pour Matéo qui prends le numéro 9, libérant Clément qui va jouer au centre la fin de ce match. Ronflex rentre aussi pour un baptême du feu en première ligne à ce niveau (dont il se sort plutôt bien). Les efforts du LUC se concentrent maintenant sur la défense. C'est une mauvaise phase, les assaut des Hermançois se font de plus en plus fréquents, et c'est finalement une pénalité qui vient les faire passer devant. 20-17.


 

La fin du match est folle. Il reste environ 8 minutes au renvoi. Après quelques phases où le LUC montre un mental retrouvé, c'est sur un ballon haut capté dans le camp universitaire que Alan sort les cannes, déborde deux joueurs sur l'aile, et rend à Matéo dans l'axe. Le jeu enchaîne dans le sens, beaucoup d'offloads jusqu'à un ruck sur la gauche du terrain. Le 9 étant au sol, c'est Gaëtan qui relève. Le défenseur le plus proche est happé par l'appel de Kiki, Gaëtan le voit et garde la balle, perce tout droit le long du ruck, évite le retour des derniers défenseurs pour aller marquer entre les poteaux. 20-24 après transformation.


 

La fin du match est irrespirable. Hermance a 3 minutes pour aller chercher la gagne, le LUC 3 minutes pour assurer cette victoire essentielle. Il s'agit de tenir. Le jeu rebondit vite vers le camp des universitaires, et les phases s'accumulent sur les 22m. Le LUC tient ferme face à l'assaillant. C'est finalement en ouvrant le jeu que Kiki « saut-de-l'ange » Pruvot gratte le ballon après un geste de « relâchage » de plaquage absolument abusif dans sa théâtralité, mais d'une efficacité redoutable. Le LUC tape en touche, l'arbitre siffle, les joueurs exultent, la réserve envahit le terrain pour retrouver ses camarades, le drapeau vole au vent, les femmes jettent leurs soutiens-gorges sur la pelouse, les plus jeunes se tatouent le visage de Kiki au canif sur le torse, tandis-ce que les plus vieux offrent des sacrifices rituels au nouveau dieu Hibou. Le LUC a terrassé le dragon.

 

 

 

 

 

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